19 October 2017

La vie est trop courte pour rouler dans une voiture fade
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Le nom de John Cooper semble pour toujours associé à la Mini. Au début des années 1980, pourtant, le célèbre préparateur s’intéresse à sa remplaçante, l’Austin Metro, à laquelle il applique les mêmes vieilles recettes. Malheureusement, l’Histoire ne va repasser deux fois au même endroit.

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Grand pionnier de la Formule 1 britannique dans les années 1950 et 60, John Cooper a fait ses choux gras du bolidage des Austin et Morris Mini pour la British Motor Company. La formule fait merveille et la petite auto qui n’a pas peur des grandes se couvre de gloire en rallye. BMC flaire le filon commercial et inscrit la Mini Cooper à son catalogue dès 1961. Son épopée en compétition dure jusqu’en 1968. Au-delà, la nouvelle entité Bristih Leyland change de politique sportive et la Mini Cooper disparaît des tarifs en 1971. La Mini 1275 GT à l’étrange nez carré la remplace, mais c’est une autre histoire. Nous y reviendrons.

John Cooper, quant à lui, rachète une concession British Leyland, en 1968. Située à Ferring, dans le West Sussex, elle prend le nom de John Cooper Garages. John y restera jusqu’à la fin de sa vie. Il continuera bien sûr à entretenir ses vieilles gloires en caressant le rêve secret de leur donner une remplaçante. Le lancement tant attendu de l’Austin Metro, en 1980, lui en donne la possibilité. Il applique ses bonnes vieilles recettes de sorcier au carburateur, à l’arbre à came et à l’échappement pour faire gagner quelques chevaux au vénérable bloc A+ qui n’a pas beaucoup changé depuis les années 60. Il ajoute des adhésifs à la carrosserie et de belles jantes et le tour est joué.

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Malheureusement, la Metro Cooper ne rencontre aucun succès, car contrairement à son illustre aînée, elle ne bénéficiera d’aucun soutien de la part de British Leyland. La maison-mère a une autre stratégie en tête pour sa future Metro sportive. Celle-ci va recevoir un moteur turbo et sortir en 1982 sous la marque MG qui renaît sous une forme très différente après deux ans d’arrêt. BL va jusqu’à utiliser la voie juridique pour empêcher John Cooper d’utiliser son nom de peur que son produit ne parasite la carrière commerciale de la MG Metro “officielle”. La Metro Cooper sera donc rebaptisée Monaco avant de tomber dans les poubelles de l’Histoire entre autres préparations plus ou moins remarquables.

En 1986, John Cooper tentera de relancer la Mini Cooper pour l’importateur japonais d’Austin Rover, mais se heurtera là-aussi au désintérêt de la maison-mère. La même année, son garage prend le panonceau Honda…

(RE)DECOUVERTE

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